Gouvernance
Depuis le début des années 2000 et les premières découvertes dans l’off-shore mauritanien, une critique récurrente, portée à la fois par les opérateurs privés et par les différents commentateurs, concerne la faiblesse de la législation environnementale applicable. Les opérateurs soucieux d’appliquer des standards élevés se trouvent alors dans l’obligation d’utiliser les normes en vigueur dans leur pays d’origine ou encore les normes définies par des organisations internationales voire leurs standards internes mais aucun de ces systèmes ne permet de tenir compte précisément des spécificités et des caractéristiques écologiques de la ZEE mauritanienne.
Dès lors, et comme le recommande des conventions comme UNCLOS, dont la Mauritanie est signataire, il convient d’élaborer une législation, et plus généralement un cadre de gouvernance, propre au pays et permettant de mieux accompagner le secteur privé sur le plan environnemental. Le cadre ainsi défini doit aussi permettre aux autorités compétentes de suivre et contrôler l’ensemble des activités depuis les phases de prospection jusqu’à la fermeture des puits.
Au travers d’un processus de type EES (Etude Environnementale Stratégique), le programme BGP s’est aussi donné comme objectif de renforcer le cadre d’intervention des opérateurs privés et doit aboutir à l’application de normes et standards adaptés aux spécificités des écosystèmes de la ZEE mauritanienne.
Afin d’atteindre cet objectif, les partenaires du programme ont identifié les différentes étapes nécessaires à la mise en œuvre d’une politique environnementale concertée pour le secteur pétrolier/gazier offshore. Une des premières consiste à analyser les cadres juridique, stratégique et politique de la gestion environnementale du secteur en vue de leur réforme. Ainsi, le programme a engagé une révision des textes juridiques et stratégiques existants durant la première année de mise en œuvre.